En début d’année, le général d’armée Richard LIZUREY a fixé 4 priorités stratégiques pour 2018. L’une d’elles, « être un acteur majeur de la sécurité des mobilités », est l’objet de notre « point sur… », le dernier de l’année. Pour être cet acteur majeur de la sécurité des mobilités, la gendarmerie s’appuie sur 3 atouts : sa présence sur tous les réseaux, routier, ferré, aérien, maritime et fluvial ; une coopération accrue avec les acteurs privés ou publics concernés ; la création du centre national de la sécurité des mobilités (CNSM) à la DGGN.
La question de la sécurité des mobilités implique pour la gendarmerie de changer son mode de réflexion traditionnelle et d’aborder le thème dans sa globalité et selon une nouvelle approche intellectuelle. Plusieurs axes de réflexion doivent être conduits : comment adapter notre dispositif territorial, par définition fixe, à ces mobilités ? Comment répondre aux besoins de sécurité de nos concitoyens qui sont différents selon qu’ils sont en ville ou à la campagne, en fonction du moment, du moyen de transport, etc … ? Comment faire face à une criminalité de plus en plus mobile et connectée ? Comment anticiper grâce à l’analyse décisionnelle ? Comment faire en sorte enfin que nos personnels s’approprient, à tous les niveaux, la sécurité des mobilités, de plus en plus structurante pour l’ensemble des composantes du métier de gendarme (proximité, contact, prévention, lutte contre la délinquance, renseignement) ? Lire revue 324...

En début d’année, le général d’armée Richard LIZUREY a fixé 4 priorités stratégiques pour 2018. L’une d’elles, « renforcer la capacité de gestion de crise », est l’objet de notre article. La capacité de gestion de crise est inhérente à la Gendarmerie nationale qui a su développer les outils et les savoir-faire nécessaires à ses différents échelons de commandement.
La gendarmerie s’investit depuis cinq ans dans une révolution technologique, scientifique et numérique. Nous vous proposons de faire « le point sur… » cette démarche de recherche et d’innovation en nous appuyant sur le dossier de GENDinfo du 29 janvier 2018, mis en ligne sur le site www.gendcom. gendarmerie.interieur.gouv.fr/Dossiers Nous remercions le Sirpa Gend de nous avoir autorisés à reprendre ou tirer une synthèse des parties de ce dossier essentiel.
Le décret du 16 mars 1973 crée la gendarmerie de l’armement, après analyse des causes et conséquences de la crise institutionnelle de mai 1968, afin de faire face aux menaces liées à la protection des installations sensibles de la DGA et à la protection du secret de la défense. Cette gendarmerie spécialisée est placée pour emploi auprès du délégué général pour l’armement en vertu de l’arrêté du 25 janvier 2010 et de l’instruction interministérielle (MININT/MINDEF) du 21 juillet 2011 relatifs à son organisation et à son emploi. « Elle est chargée d’exécuter les missions de police administrative, judiciaire et militaire dans tous les sites relevant de l’autorité du délégué général pour l’armement. Elle participe à leur protection. »
Le 5 septembre, les îles de Saint-Martin et Saint-Barthélemy sont ravagées par le cyclone IRMA. L’engagement de la Gendarmerie nationale est à la hauteur de la catastrophe, exceptionnel ! L’opération est coordonnée au plus haut niveau national. A la DGGN, un centre des opérations (CDO) est mis en oeuvre séparément des structures opérationnelles habituelles. Les manoeuvres opérationnelle et logistique sont indissociables.