La Gendarmerie nationale opère en Guyane française sur un territoire très particulier où la criminalité organisée est une menace sur fond de trafics, pillage des ressources, filières d’immigration clandestine, violence exacerbée.
En 1998, le Conseil de l’Union européenne a défini le crime organisé. La Guyane française regroupe la quasi-totalité des domaines d’infractions privilégiés des groupes criminels, listés par Interpol : traite des êtres humains, trafic de drogues, trafic de marchandises et d’armes, vols à main armée, blanchiment d’argent…
Dans sa lutte la Gendarmerie n’est pas seule Elle s’appuie sur des partenaires solides et fiables : armées, justice, Police nationale, services préfectoraux, finances publiques, douanes, rectorat, agence régionale de santé… qui partagent l’objectif à atteindre d’une Guyane apaisée et sécurisée.
Les objectifs visent à réduire la délinquance, à contenir l’extraction aurifère illégale et à lutter contre la criminalité organisée en l’empêchant de se structurer et d’étendre son influence. Lire revue 342

Héritières de la tradition militaire, elles sont au nombre de cinq.
« L’enquête sur la mort de Diana décédée dans l’accident sous le tunnel du pont de l’Alma a mobilisé de nombreux moyens et un grand nombre de spécialistes dont plusieurs experts de l’Institut de recherche criminelle de la Gendarmerie nationale. Directeur-adjoint de l’IRCGN et expert inscrit près la cour d’appel de PARIS, j’ai participé avec d’autres spécialistes du laboratoire à cette enquête hors norme. 25 ans après, je n’ai pas oublié ces treize mois de travail avec les équipes du département véhicules. »
Créée il y a une trentaine d’années, la « cérémonie nationale d’hommage aux gendarmes décédés, victimes du devoir » se déroule chaque année, le 16 février, date choisie pour faire référence au jour de promulgation de la loi de 1791 créant la Gendarmerie nationale, par réforme des maréchaussées de l’Ancien régime.
Dans un contexte de crises multiples (sociale, sanitaire, environnementale) et de menaces croissantes liées au terrorisme, aux migrations irrégulières ou à la cybercriminalité, dans une société de plus en plus fragmentée, marquée par une violence quotidienne grandissante où une exigence forte de proximité, de transparence et d’efficacité des forces de sécurité est exprimée par les Français, la Gendarmerie nationale répond « présente » par une stratégie baptisée « GEND 20.24 » donnant la priorité au contact avec la population, à l’humain, au numérique et à la transformation. Initiée en 2020 par l’actuel directeur général, cette stratégie à cinq ans se résume en un axiome définissant l’esprit, les ambitions et les moyens mis en œuvre : « Pour la population, par le gendarme ».